Wednesday, November 25, 2009

Herb & Dorothy


Art collecting , to believe this serious-minded, quirky, charming documentary, Herb & Dorothy, is not only for the rich & famous. It's also an object lesson for those who are poor & passionate, but aspire to become rich & famous. The cutline for the movie: You don't have to be a Rockefeller to collect art, is missing its coda: But if you aspire to be Rockefeller, collect art.

Herbert Vogel, postal clerk, and Dorothy Vogel, librarian, frugal Puritans, built their massive collection of NY Minimalist and Conceptual Art, guided by two rules: the piece had to be affordable, and small enough to fit in their rent-controlled one-bedroom apartment. In the doc, Herb & Dorothy come across as sweet, loveable, workaday folk. And the teary-eyed entertaining doc grows on you, just as Herb & Dorothy do. She shops for a new iMac. In return for catsitting one artist's pet, they get one canvas. Painter, Chuck Close called them mascots to the minimalist movement.

We like what we like, seemed to be their primary criterion, they're dogs sniffing for truffles.. After thirty years and over 2,000 pieces, filling every nook and cranny of their one-bedroom apartment, the Vogels gave it all away to the National Gallery in Washington, DC. "Not even a toothpick could be squeezed into the apartment," said Dorothy, without irony. If I had no room for toothpicks where I live, I too might want to free up the space.

In today's elitist world, art is a commodity and a work's investment upside takes precedence over artistic value. As one with zero expertise on futures, derivatives, investment bubbles, credit default swaps, I must confess much of the stuff to my eye comes off as trinkets and playthings aimed at gazillionaires. Today, the Vogels live in the same apartment with 19 turtles, fish, and one cat. And resumed their addictive ways. piles of new art they've recently acquired.

The doc imitates the Vogels - four years in the making, 120 hours of footage, thousands of images from artists. Nothing exceeds like excess, I say. At least it only runs 89 minutes.


Here's the trailer: http://www.youtube.com/watch?v=vma2T5luy08

peter
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Les collectionneurs d’œuvres d’art, si l’on en croit le caractère sérieux de ce documentaire, Herb and Dorothy ne sont pas seulement des gens riches et célèbres. Ceux qui mènent une vie modeste et passionnée peuvent devenir riches et célèbres. La phrase « You don’t have to be a Rockefeller to collect art » sur l’affiche du film pourrait tout aussi bien se lire « Si vous aspirez à devenir riche comme Rockfeller, devenez collectionneur d’art ».

Herbert Vogel, employé des postes, et Dorothy, libraire, un couple de puritains de nature modeste, ont bâti une imposante collection d’œuvres d’art minimaliste et conceptuel de New York, guidés par ces deux règles: le prix devait être abordable et l’œuvre devait être de taille assez petite pour bien cadrer dans leur minuscule appartement. Dans ce documentaire, Herb and Dorothy est un couple adorable et travaillant. Et ce documentaire vous atteint jusqu’aux larmes tout autant que Herb et Dorothy. Elle magasine pour un nouveau iMac. En retour de ses services pour avoir garder l’animal de compagnie d’un artiste, ils reçoivent une toile. L’artiste peintre, Chuck Close, les appellent les mascottes du mouvement minimaliste.

Nous aimons ce que nous aimons semble être leur critère premier…ils sont comme des chiens qui flairent l’odeur de truffes. Après plus de trente ans et avec plus de 2,000 œuvres, ayant rempli tous les coins et recoins de leur petit appartement, les Vogel ont fait don, en 1992, de leur collection à la National Gallery of Art de Washington. « Même un simple petit cure-dent ne pouvait trouver place dans l’appartement », avoue Dorothy, sans aucune trace d’ironie. Si je n’arrive pas à faire de la place pour un petit cure-dent, je dois donc créer de l’espace.

Dans notre monde d’élite fortuné, l’art devient un simple agrément et uniquement un autre investissement, et ceci a préséance sur la valeur artistique. N’ayant aucune expérience sur les investissements en vue du futur, l’accroissement des valeurs, les remous des investissements, tout ce marché, je dois admettre qu’à mes yeux, tout semble n’être qu’objet clinquant destiné à un monde présumé riche et célèbre. Aujourd’hui, les Vogels demeurent toujours dans le même appartement avec leurs 19 tortues, poissons, et un chat. Et ils ont repris leurs accoutumances, empilant de nouvelles œuvres récemment acquises.

Le documentaire imite bien les Vogels – quatre ans pour le tournage, 120 heures de métrage, plus de mille images provenant des artistes. Rien n’est plus excessif que l’excès! Au moins, sa durée n’est que de 89 minutes.

Voici la bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=vma2T5luy08

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It was fascinating to learn about this couple who lived only for art. In a collage of past and present we were privileged to be able to follow the development of their passion, how they met, visited art galleries, became amateur artists and gradually developed insights into the expressionism, minimalism and conceptual art of the day. Through interviews with many contemporary artists the film conveyed their appreciation of Herb and Dorothy’s friendship, interest and understanding. I was amazed at the incredible number of artworks the Vogels managed to fit into their tiny apartment, filled ‘above critical mass’. As a former cat owner I’m not sure how their art collection survived the hair generated by their pet cats that must also have collected in their small living space!

Nancy Walkling
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un petit bijoux, a real (reel) diamond in the rough ! ... a heartwarming story of two lovable, intelligent and tough New Yorkers, mixed with true art and an insight into the cultural history of their times - it leaves one feeling good and inspired to give that sometimes difficult art another look in another way.

I loved it, but I also knew I would from the moment I learned of this film - the Cinemagique showing allowed me to participate in the kind of 'festival' atmosphere of the venue and to appreciate the quality of your invited question taker - a wonderful evening, that could have been shared by many more.

Marilyn Berzan-Montblanch
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Herb & Dorothy est un reportage sur un couple de personnes sans grands moyens ni grande ambition financière qui s’est créé une grande collection d’œuvres d’art d’artistes devenus pour la plupart connus. Même si on ne s’intéresse pas forcément à ce type d’art, on s’attache à ce couple qui a toujours gardé les mêmes critères de sélection, même après avoir fait la Une de plusieurs magazines. Ce sont deux personnes qui montrent que l’on n’a pas besoin d’être millionnaire pour établir une collection d’œuvres d’art. Et on peut voir que seul l’amour des œuvres d’art les guide, ils suivent leur instinct qui est souvent juste.

La réalisatrice a suivi le couple dans leur vie quotidienne jusque dans leur minuscule appartement qui déborde de tableaux et de sculptures, mais sans jamais faire preuve de voyeurisme. Elle a une certaine retenue très respectueuse.

J’ai été touchée par ce reportage et par ce couple de personnes qui sont comme tout le monde mais tellement singuliers en même temps.

marianne diuzet

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